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  • Miise à jour le : 08 juillet 2019.

CONCERT DE L'ECOLE

RECENSEMENT DES JEUNES

 

Les jeunes gens (filles et garçons) dès leur 16 ans doivent se faire recenser en mairie, avec une pièce d'identité et un justificatif de domicile.

Cette formalité est obligatoire et permet d'obtenir un certificat indispensable pour se présenter au brevet ou au baccalauréa et, obtenir le permis de conduire. 

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DISCOURS DU MAIRE

DISCOURS PRONONCÉ LE 11 NOVEMBRE 2013

Devant le monument aux morts

Comme chaque année, avant la grande commémoration du centenaire du début de la Grande Guerre comme elle a été appelée, nous voici réunis à nouveau devant notre monument aux morts.

Chaque année, j’essaie d’apporter un élément nouveau à ce devoir de mémoire, soit par rapport à l’histoire nationale, soit par rapport à notre village. Nous avions l’année dernière reconstitué les différents moments des commémorations de l’après-guerre avec la réalisation des monuments aux morts de Sainte-Aulde, dont celui devant lequel nous nous trouvons, avec ses obus demandés par le conseil municipal. Aujourd’hui, je reviendrais sur les événements qui ont marqué notre territoire.

Au tout début du mois de septembre 1914, la 1ère armée de Von Kluck approche. Les Britanniques font sauter les ponts sur la Marne et abandonnent le terrain à l’ennemi. Les troupes allemandes occupent alors le canton, mais dès le 6 septembre, la contre-offensive alliée débute. Repliés sur La Ferté-sous-Jouarre et pilonnés depuis Jouarre par les Anglais, les Allemands abandonnent la ville au soir du 9 septembre et se replient vers Montreuil-aux-Lions. La ligne de front se stabilisera plus tard à près de 80 kms de là, permettant le retour au calme dans les communes du canton, dont Sainte-Aulde. En février 1915, le conseil municipal autorise le maire à « entrer en pourparler avec le propriétaire du sol où reposent nos alliés tombés au champ d’honneur le 9 septembre, pour en obtenir la concession ». Il s’agit de soldats anglais. Un comité est constitué pour ériger un « petit monument » sur lesdites tombes et sa composition est édifiante, puisqu’il comprend les peintres résidant à Sainte-Aulde : Wentz, Lefranc, Delbrouck, avec comme présidents d’honneur, le lieutenant colonel Darche et le maire, Aristide Bahin.

Le colonel Malcolm de l’armée britannique, directeur de la section des recherches des blessés et disparus, sollicite une concession perpétuelle de terrain dans le cimetière pour y « déposer les restes de nos braves alliés tombés sur le sol communal », ce que naturellement le conseil accepte « sans débat et à l’unanimité ». Plus prosaïque, une « réclamation collective » est émise par trois personnes désireuses d’être rémunérées pour « le temps qu’elles ont passé à enterrer les chevaux morts sur le territoire de Sainte-Aulde ». Le conseil leur attribue 15 F pour les trois jours de travail, considérant que « les réclamants sont des ouvriers sans fortune, qui vivent au jour le jour ».

Après l’effroi des toutes premières semaines du conflit, la commune et le canton s’installent dans la vie de l’arrière du front. La solidarité s’organise. À Sainte-Aulde, un « comité secret » est constitué en 1915 « afin d’examiner et de délibérer sur la liste des personnes qui pourront bénéficier de l’assistance médicale gratuite et dressée par le bureau de l’assistance ». Une vente « des insignes en faveur des soldats du front » est mise en place. En ce qui concerne les blessés, le château de Perreuse est mis à disposition par sa propriétaire, Cécile DUMEZ. Le hameau de Chamoust, à Sainte-Aulde, devient également un des centres d’hébergement infirmiers et hospitaliers, tout comme l’abbaye de Jouarre qui héberge l’hôpital complémentaire n° 71 du 15 février 1915 au 4 juin 1918.

Parallèlement, il faut gérer la pénurie. À la suite du passage des troupes allemandes ou françaises ou de l’aménagement de tranchées, on déplore des vols, des dégâts dans les champs et les cultures ou dans les maisons secondaires ou abandonnées. La raréfaction des produits et la hausse des prix sont des préoccupations omniprésentes. Tout comme celui du travail journalier des « soldats faisant partie des équipes réparant les chemins communaux pendant leur séjour dans la commune » : 10 heures sont payées 3 F ; tarif considéré élevé, mais il était précieux de « profiter de la main d’œuvre des troupes pour le bon entretien des routes communales ». On parle même, en 1917, de remplacer la taxe sur les dépenses ménagères par une taxe sur les célibataires et les ménages sans enfant.

C’est à la fin du conflit que notre région et le village de Sainte-Aulde redeviendront un lieu de bataille. En effet, poursuivies par les alliés, les troupes allemandes, lors de leur reflux, forcent à nouveau la ligne de front et La Ferté-sous-Jouarre est bombardée, tandis que les blessés sont transférés plus à l’arrière. Le sous-secrétaire d’État de l’aéronautique militaire et maritime propose au conseil, par la voix du préfet, de construire des tranchées dans la commune « devant servir d’abris en cas de raids aériens ». Le conseil écarte cette demande considérant que le village dispose de suffisamment d’abris naturels. Depuis le 9 juin 1918, le général américain Pershing a établi son quartier général à La Ferté-sous-Jouarre qui devient un dépôt de ravitaillement pour soutenir les hommes qui se battent autour de Château-Thierry.

Voilà quelques éléments concrets de ce premier conflit mondial qui ébranla l’Europe de façon irrémédiable. Il faudra revenir l’année prochaine, lors du centenaire, sur les explications sociales et morales qui font que 100 ans après cette mémoire reste toujours aussi vivante et, semble-t-il, chère au cœur des Français.

Mais avant de conclure, je voudrais vous faire part d’une inquiétude que relèvent de nombreux sociologues qui observent l’évolution de notre société française. Commémorer ce conflit consiste à vouloir transmettre aux générations qui suivent une mémoire et des valeurs. Pourtant, de nombreux observateurs s’interrogent gravement aujourd’hui sur la réalité de cette transmission auprès des nouvelles générations. Celles-ci sont en effet tellement coupées du passé, qu’elles ne sont plus sensibles au principal moteur de la transmission qu’est la dette. La dette de ce que nous devons à ceux qui nous permirent d’être ce que nous sommes.

Le jour où aura disparu le sentiment de la dette (et l’on peut hélas élargir ce constat à d’autres situations que les commémorations officielles), le pire sera à craindre.

Lecture des morts pour la France

Dépôt des gerbes de fleurs

Minute de silence

Marseillaise

Devant la stèle pour la paix

C’est en 1922 que fut instauré le jour férié et la cérémonie du 11 novembre.

Au fur et à mesure du temps, cette célébration s’est accompagnée de ce que le présent portait. Comme un symbole des valeurs de la Résistance durant la Seconde guerre mondiale. Aujourd’hui, elle incarne l’espérance européenne et la réconciliation franco-allemande. Elle incarne aussi l’hommage aux morts des conflits qui suivirent en Algérie, en Indochine, ou en ce moment même dans des pays éloignés, notamment contre le terrorisme.

Elie WIESEL disait : « Ceux qui ne connaissent pas leur histoire s’exposent à ce qu’elle recommence ».

Recueillons-nous pour les morts qui reposent dans ce cimetière , morts à la guerre ou bien qui les ont faites.

Recueillons-nous pour nous unir ensemble contre l’illusion de la violence comme une solution envisageable.

Dépôt de la gerbe sur la stèle aux victimes des guerres

Minute de silence

 

DISCOURS DU 14 JUILLET 2013

Bienvenue à tous.

Merci à tous d’être présents en cette date si symbolique.

Merci à nos amis de Bézu-le-Guéry qui, une fois de plus, nous font le plaisir et l’honneur de donner de leur temps et de leur talent à notre village pour un concert sur les bords de Marne.

C’est pourquoi, je voudrais d’entrée de jeu, remercier l’APEM et son responsable, Serge CAILLEZ, de leur fidélité et de leur amitié.

Je sais que nous comptons parmi vos membres des Saintaldais musiciens et parfaits ambassadeurs de la cause saintaldaise !

Cela fait exactement 224 années que les murs de la Bastille sont tombés et que « liberté, égalité, fraternité » sont devenues nos valeurs communes.

C’est un moment de fierté collective, mais aussi de gravité car il est l’occasion de rendre hommage à toutes celles et à tous ceux qui sont morts pour la paix et la liberté.

« La patrie, disait Victor Hugo, se compose des morts qui l’ont fondée, aussi que des vivants qui la continuent ».

Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, Sainte-Aulde a la fierté de compter parmi ses enfants (car il y était propriétaire d’une maison aux Vernets, mais était né à Nantua), un grand combattant de la liberté qui l’a d’ailleurs payé de sa vie.

Il s’agit de Jean-Baptiste, Alphonse, Victor BAUDIN.

Né en 1811, il devient député socialiste de la Seconde République en 1849 dans l’Ain. Il est médecin et exerce à Paris, et était certainement alors en rapport avec les Hospices de Paris qui avait mis en vente le domaine du Moncel.

Promoteur de l'enseignement public et obligatoire, militant infatigable, c’est en fait sa mort qui deviendra sa vraie naissance historique, une naissance héroïque.

En effet, il mourut sur une barricade de la rue Sainte-Marguerite à Paris, lors du coup d'Etat de Napoléon III, le 3 décembre 1851, au cri de " Vous allez voir comment l'on meurt pour 25 F. par jour", qui était le montant de l'indemnité quotidienne de député. Car, malgré le grand œuvre qu’accomplit le neveu de Napoléon I, n’oublions pas qu’il prit le pouvoir par la force, même s’il sut ensuite le confirmer par référendum.

L’événement fit alors grand bruit. Au point qu’Alphonse BAUDIN fut inhumé en 1889 au Panthéon, en même temps que Carnot.

Plusieurs journaux ouvrirent une souscription en 1868-69 pour lui élever un monument ; ce qui donna lieu à un procès. La statue n’en fut pas moins inaugurée le 2 décembre 1872.

Magnifié par Victor Hugo ou Victor Schoelcher, ses compagnons de barricades et de Panthéon, son nom fut donné à une rue du village de Sainte-Aulde, pour être ensuite débaptisée et prendre le nom de rue des Graviers.

Une plaque commémorative est apposée au 151 rue du Faubourg Saint-Antoine à Paris.

Nous le voyons, la date du 14 juillet représente un message d’émancipation et d’espérance.

C’est sans doute pour cela que depuis toujours la fête du 14 juillet est une fête joyeuse, conviviale et musicale. Le 14 juillet 1789, c’était la fin d’un régime, le régime monarchique et le début d’un autre, républicain, dont la devise a été officialisée en 1848 et inscrite sur les édifices publics à partir de 1880.

Croyons encore et toujours à ces devises et à ces principes, sans lesquels l’homme perdrait sa noblesse et sa dignité.

Je vous remercie.

Je vous propose maintenant de chanter ensemble la Marseillaise. En nous levant naturellement !

 

DISCOURS PRONONCÉ LE 8 MAI 2013

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Il y a 68 ans l’Allemagne hitlérienne capitulait. Le 8 mai à minuit.

Pendant 6 années, l’Europe avait été ravagée par une guerre effroyable qui enfin s’achevait. La liberté triomphait d’une idéologie nourrie de haine et de terreur.

Comme chaque année, nous sommes réunis devant le monument aux morts de Sainte-Aulde et le drapeau français, pour commémorer cette victoire et pour rendre hommage aux victimes de ces terribles années de conflit qui provoqua une véritable hécatombe, tuant plus de 50 millions de personnes, de tous bords confondus et de toutes horreurs confondues, allant des victimes militaires, aux pertes civiles des bombardements ou encore des génocides. Et il faut ajouter les 35 millions de blessés et les 3 millions de disparus.

Nous nous devons d’honorer avec toujours la même émotion et la même fidélité la mémoire de tous ceux qui se battirent contre une idéologie barbare et programmée et qui remplacèrent la peur et la régression humaine, par l’espoir et par des promesses d’avenir de paix.

Nous leur devons notre bonheur d’aujourd’hui.

Mais au-delà des morts et des souffrances sans nom, je souhaiterais pour ce 8 mai 2013, appeler votre attention, sur une autre pestilence qui pourrit l’âme et qui trouve toujours son nid dans les moments de crise, de conflit et d’épreuve. Nos concitoyens qui ont connu cette époque noire vous en parleront mieux que moi.

Il s’agit de cette tentation humaine abjecte à laquelle ont alors cédé certaines personnes : la dénonciation, l’accusation gratuite et fausse portée sur des boucs émissaires (je pense à la communauté juive naturellement, mais pas seulement elle). L’Occupation, « cette plante née de son fumier » écrit Patrick Modiano.

On règle ses comptes, on salit autrui, on le détruit, parfois même physiquement, tout simplement parce que dans la folie d’une époque tout devient possible. La violence, la vengeance, la haine. L’inhumain. L’immonde. Pourvu que l’on en tire soi-même les marrons du feu.

L’être humain régresse alors, happé par ses plus bas instincts qu’une société construite, gouvernée et respectueuse, parvient à contraindre.

Je vous dis cela car je sens pointer dans notre société actuelle, frappée de plein fouet par une mutation de société et d’économie, des tentations qui pourraient devenir tout autant immondes, tout autant intolérantes.

Et ce changement de comportements et de pensées ne se fait pas radicalement, mais insidieusement. Sans s’en rendre compte. Par des mots lâchés de façon faussement anodine, par des gestes qui, répétés, deviennent naturels. Cela va d’un président de l’Assemblée nationale qui préconise que la France entre « en confrontation » avec l’Allemagne. Nos guerres passées communes ne lui suffisent donc pas ! À des paroles excessives sur les évolutions de notre société. Vous imaginez tous à quoi je fais allusion.

Que nous ont demandé ceux qui sont morts pour nous ? Faire la paix. Toujours. Tout simplement.

Par tous les moyens. Et pas seulement la paix des champs de batailles. Celle de toutes les occasions. Les guerres, quelles qu’elles soient, tuent les corps et les esprits.

Pierre BROSSOLETTE journaliste français, résistant de la 1ère heure qui se suicida pour ne pas parler, quand il fut arrêté et torturé en 1944, disait : « Ce que nos morts attendent de nous, ce n’est pas un sanglot, mais un élan ».

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